Le diable ne peut rien quant à sa déception,
Il n'a pas su nous traîner dans ses trahisons.
Le temps n'a pas pu voir nos amours s'effondrer,
Les souvenirs n'ont point à se sentir mauvais
Oui ! Les fleurs sont encore à faner dans les champs,
Nul bouquet champêtre ne m'a ravit les sens.
Nos pas, à l'unisson, n'ont pas foulé la terre
Des sentiers où nos c½urs, non jamais ne humèrent
Le parfum de nulle rose rouge ou blanche,
Son arôme offert aux âmes qui s'épanchent.
O murmure des rus, fracas des cascades
Jamais ouï par nous ! Triste sérénade !
Le silence gomma nos voix intrépides.
Le vent ne mêla point nos mèches et nos épis,
Son souffle vagabond, à nos yeux limpides,
Ne vit perler une goutte de jalousie.
Le lac ignore nos reflets et légère,
Son onde oublie nos soupirs éphémères...
Le soleil n'a jamais par la lèvre brûlée,
Caressante à ma joue, déposé le baiser.
Les astres, l'univers, la folie, les démons
Ne nous ont point vécus, nous nous en souviendrons !
Non, la lumière n'éclaircit pas nos faces,
Dans l'ombre, nos chimères amours trépassent.