Accablé de soleil, baignant dans la sueur
Grisé et secoué de sociales rumeurs
De la Saint-Jean jusqu'aux pieds de la Vierge
Remué par le vin, étourdi par la danse
Le corps s'endort déjà, le cerveau déjà pense
Quand la fête prend fin le poète émerge
La palette du peintre, plus pauvre, je la crois
Que la vigne en octobre se teintant
Et la mer de l'hiver a ces reflets d'argent
Qu'ont les miroirs anciens où s'admiraient les rois
Mon estivale aigreur demande renaissance
En l'automne où se meurt toute ma diligence
Où se morfond le sang d'entrer dans du repos
Et s'impatiente l'âme de refleurir bientôt
