la clope!

la clope!
La cigarette

Entre ces doigts si longs, cette main fragile,
Douce comme celle d'un enfant de ch½ur,
Danse la braise d'un mouvement agile
D'une cigarette qui fume à toutes vapeurs

A travers le nuage de blanches arabesques
Le coquin regard noir du fumeur avide
Plus profond que l'espace gigantesque
Se perd à l'infini, dans l'immensité vide

Sa bouche pince, aspire et souffle, contente
Le trop plein de goudron à l'allure légère,
L'air et les saveurs nocives qui le tentent

Le geste se délie et les épaules tombent
La lèvre tremble, bègue, et se desserre
La nouvelle bouffée monte. Nouvelle aube !
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# Posté le mardi 29 juillet 2008 06:58

malaise pour la justice...

La mère orpheline

Les enfants étaient là, grandissant les soucis
La joie les entourait sans jamais de répit
Se disputant l'amour, les fruits et les jouets
Pleurant et grimaçant ou éclatant de rires

On a pendu la mère et ce fut même pire
On lui laissé la vie, la corde a cassée

La mère s'assoupit sur ses pensées entremêlées
De mélanges empoisonnés que lui lègue la science
Poursuivant un travail de tri pour démêler,
(Le repos refuse de l'atteindre) sa conscience

Pour elle et pour nous, c'est ce qu'il y a de mieux !
On a pendu la mère et on se sent glorieux

On lui a pris ses enfants, son âme et son sang
On a vidé la poupée molle de sa propre essence
Ce fut une bataille facile ! Contre elle on est cent !
Cent ! Et on s'endort tranquille avec bonne conscience

Pour elle et pour nous, c'est ce qu'il y a de mieux !
On a pendu la mère et on se sent sent glorieux

Mais sous cette fragile potence, étranglée à demi
Elle abandonne, son c½ur tyrannisé, son esprit engourdi
Elle cherche d'où tirer la volonté gagnante en Instance
Elle nous interroge, comment forcer sa renaissance ?

On a pendu la mère et on se sent glorieux
Pour elle et pour nous, c'est ce qu'il y a de mieux

Les démons et le diable c'est le mal qu'elle incarne
C'est évident pour tous puisque ça nous arrange
Débitant nos salades, on lui fait boire nos tisanes
La mère c'est le diable et nous sommes des anges

On a pendu la mère et on se sent glorieux
Pour elle et pour nous c'est ce qu'il y a de mieux

Facile la critique sans raison, le mensonge et les lois
Quand on la persécute, on ne s'occupe pas de soi
D'ailleurs ce qui nous répugne ce sont ses gestes
Beaucoup plus que nos erreurs et nos crimes indigestes

On a pendu la mère et on se sent glorieux
Pour elle et pour nous c'est ce qu'il y a de mieux

On a pendu la mère et ce fut même pire
On lui a laissé la vie, la corde a cassée
Je préfère en pleurer plutôt que d'en rire
Il n'y a qu'un jugement, l'ultime, le dernier

On a pendu la mère et la corde a cassée
On lui a laissé la vie, ce qui fut même pire
malaise pour la justice...

# Posté le mardi 29 juillet 2008 06:46

Modifié le mardi 29 juillet 2008 13:02

H & E

H & E

L'été t'emporte loin, mon coeur reste béant
Mon esprit asfixié ne cesse de songer
L'été t'emporte loin goûter à l'océan
Je suis à bout de nerfs, je reste à me ronger

L'insolente chaleur brouille tous mes repaires
Le fleuve qui, vers la mer, s'écoule nonchalant,
Dans ses eaux confondues, entraîne ma misère
Oui, ma dérive est lente jusqu'aux marais salants

Ce fleuve ruisselant qui charrie vers la mer
Le calme apaisant de ses eaux estivales
Et renonce au chant d'inlassables cigales

Il me noue la gorge de ses relents amers
J'aurais aimé qu'il glisse jusqu'en Bretagne
Entendre le roulis, les tempêtes océanes

# Posté le mardi 08 juillet 2008 12:51

A Mama Joe

A Mama Joe
Jeunesse

Parmi genêts, à la colline
Nous resterons l'année entière
Cueillant avec toi ma caline
Les jolies fleurs de ta manière

Sur nos chemins de terre pleine
De terre humide, tendre alcôve
Où la couleuvre, cette reine
Avec le lézard vert, se love

Cueillant le romarin, la guigne
Nous baladant entre les pousses
Des oliviers qui naissent à peine

Nous fredonnant, thym à l'haleine
Les confessions de l'herbe douce,
Tous les secrets de nos racines

Des arbres élancés et bien serrés,
Cyprès, la cime caressante
Aux âmes de nos amis terrés
Ames que le bouleau argente

Lièvre et chevreuil, au passage
Grignotent le jeune mélèze
Et nos pas silencieux et sages
Les laissent bondir à leur aise

Oh, mélancolique atmosphère!
Quand le soleil se déraisonne
Quand les genêts vont à fâner

Nous jouissant de se pavaner
Oui, nous flanerons à l'automne
Main dans la main, fille et mère!

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 03:45

Modifié le samedi 05 juillet 2008 10:41

Alman Brawn...le vicking!

Chanson pour ses filles...
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# Posté le mercredi 18 juin 2008 16:29