espana, por favor!

espana, por favor!

Sevilla


Pays à l'odeur de fleur d'oranger contre gras d'olive,
Des couleurs blessées par le cercle chaud et jaune hardi
Des marionnettes trop vite vieillies crachant leur salive
Ambiance mensongère de l'ancien mythe oublié et enlaidi

Ruelles obscures dont la beauté pauvre saigne l'avenue
Où l'on aime le vin sans couleur et les anchois farcis
Emplies d'une vague fumée de cannabis, d'urines nues,
De tristes chants implorants, décolorés et endurcis.

Sevilla, femelle qui s'affronte contre milliers de mâles
Année sacrée pour toi qui meurt, sonne ton dernier râle.
Flammes mégères brillant l'attrait seulement une fois,

Envoûtante ville aux tambours répétés, qui se perdent.
Froufrous, volants, ne sais-je encore quelles merdes
Angéliques résonnent pour ma première et dernière fois.

# Posté le samedi 05 avril 2008 17:59

new geneLYAtion

new geneLYAtion
Nouvelle génération


La joue ronde, oh oui poupine
L'½il rétréci par la blanche C.
Le pied plus sûr par la roulette
Le corps sautant sous salopette
La main qui bouge sans cesser
Le torse imberbe à l'échine.

Au bar en vendredi de poche
Roulant les joints qui arrondissent
La bouche enflée en de l'alcool
Joignant technique au rock'n'roll
Au clair des filles s'affadissent
Les jeunes gens, faux c½urs de roche

Danse ma main, danse mon nez
Trouve l'extrême ô blanche C.
Demain irons rouler plus vite
Pour la nuit danse, venez venez
Rions d'automne sans se lasser
Croquons la vie avant la fuite.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 26 mars 2008 18:59

Modifié le jeudi 27 mars 2008 09:58

sexe faible

sexe faible
Femmes

Cheveux de soie, roux éclatant
Rouges ongles, doigts d'argent
Qui fourmillent, les compactes élancées
Sur les deux joues, jouent à poudrer.

La descente fragile vers le pêcher
Des dunes auxquelles sans prêcher
Vont pianotant et lissant sans pudeur
Les ongles blancs d'un étrange pêcheur.

Le rond domaine chaud et accueillant
Qui se soulève puis tombe doucement
Se soulève à nouveau, toujours
Tombe encore, épuisé par l'amour

Va, duchesse aux longues jambes
Marche dans la prairie, moquette
Ame froide, peau qui flambe
Abstraite femme, rêve, coquette.

# Posté le mercredi 26 mars 2008 18:56

Modifié le jeudi 27 mars 2008 09:55

Y fait rien que d'm'énerver.....

Y fait rien que d'm'énerver.....
Premiers pas


Petit à petit le pied bouge
Il avance, incertain
Tes joues roses se font rouges
Et tu tombes, petit nain !

Lourdement tu lèves la tête
Et souris à tes genoux
Comme une pauvre petit' bête,
Les yeux remplis de dégoût.

Petit à petit le pied remue
Il s'arrête tout à coup
Tu t'éclaires tout ému
De l'essai mené à bout.

Tu avances un peu nigaud
En tapant des mains
Et tu pouffes, rigolo !
Tu courras demain.

# Posté le mercredi 26 mars 2008 18:54

Modifié le jeudi 27 mars 2008 09:59

nos vers...

nos vers...

Le poète


Ce crépuscule froid dévaste les ruelles et les cours
Personne n'ose alors s'accorder aux étoiles
Nul n'affronte le ciel paré d'obscurs atours
Le poète se chauffe en apposant ses vers
Alors que se perdent ses yeux derrière les carreaux
Son c½ur se gèle, son âme désespère.
Bientôt il va s'étendre sur le vide
Et s'oublier, lui.
Il va rompre la nuit de son être livide
Ce crépuscule froid dévaste alors l'esprit
Où se mêlent les maux
Le poète promène, ballade, il vit.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 26 mars 2008 18:49

Modifié le jeudi 27 mars 2008 08:48